Hégésippe Moreau
8 avril 1810 - 20 décembre 1838
Hégésippe Moreau est un écrivain, poète et journaliste français, né et mort à Paris
 
Inscrit à l’état civil sous le nom de Pierre-Jacques Roulliot, il porte dès son enfance le nom de son père naturel et adopte le pseudonyme d’Hégésippe en publiant ses premiers vers à Paris en 1829. Il utilise également le nom de plume d’Alphonse Dardenne1.
 
Son père, Claude-François Moreau, meurt de tuberculose le 16 mai 1814. Sa mère, Marie Roulliot se place chez Madame Guérard, de Provins, qui recueille Hégésippe, alors âgé de quatre ans.
 
Sa bienfaitrice lui fait commencer ses études au collège de Provins, puis, la famille ayant quitté la ville pour la campagne, il est placé au petit séminaire de Meaux, puis à celui d’Avon (près de Fontainebleau).
 
À sa sortie du séminaire d'Avon, en 1828, Hégésippe Moreau entre en apprentissage, comme correcteur, chez un imprimeur de Provins puis retourne à Paris et est embauché à l’imprimerie Didot.
 
Il participe aux journées de juillet 1830. Il devient maître d’étude, mais abandonne vite et vit en bohème, de faim et de poésie.
En 1833, après une hospitalisation il entreprend de lancer un journal en vers, Diogène, sur le modèle de La Némésis de Barthélemy. Le public répondit peu.
 
Le poëte blessa et aliéna ceux même qui l’avaient d'abord soutenu. Il eut finalement un duel, et dut s’en revenir bientôt à Paris, désappointé de nouveau et irrité comme après un échec. »
 
De 1834 à 1838, il vit de nouveau à Paris, dans une grande misère et, d'après Sainte-Beuve, « au moment où il venait de trouver un éditeur pour ses vers, et où le Myosotis, publié avec luxe (1838) et déjà loué dans les journaux, allait lui faire une réputation, il entrait sans ressource à l’hospice de la Charité et y mourait de tuberculose le 20 décembre 1838
 
Poète mal compris, mal-aimé, Hégesippe Moreau reste un poète attachant du XIXe siècle
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Source Wikipédia