D'après Plutarque, c’était un esclave, prisonnier de guerre, laid et boiteux
(son nom signifie « pieds inégaux »), bossu et bègue, qui contait avec esprit
des apologues et des récits familiers.
Les fables
Tout le récit de la vie d'Ésope est parcouru par la thématique du rire, de la bonne blague au moyen de laquelle le faible, l'exploité, prend le dessus sur les maîtres, les puissants.
En raison du nombre de fables que cette légende comprenait, celles-ci ont dès lors pu commencer à circuler de façon autonome, à la façon de bons mots qu'on se racontait.
Par la suite, des fables antérieures auraient été réattribuées à cette source, qui jouait le rôle d'un recueil.
Ésope n’inventa pas toutes ses histoires.
Certaines avaient été contées bien avant son temps à Babylone et en Égypte.
Ésope n’écrivit jamais ses fables. Il les racontait au cours de ses voyages, et ses auditeurs les répétaient : les fables se sont transmises oralement d’un pays à l’autre.
Les leçons qu’elles enseignent sont toujours vraies.
Premier recueil de Fables est dû à Démétrios de Phalère vers 325 av. J.-C..
Le recueil original est perdu.
Le recueil que connaissait La Fontaine comprenait 127 fables.
Les fables d'Ésope étaient écrites en prose.
Reprises et traduites en latin par Phèdre.
Babrias en produira de nouvelles (IIe s av J-C)
Ésope inspira notamment :
Flavius Avianus (IIe ou IVe siècle),
Phèdre (direct inspirateur des fabulistes du XVIIe siècle av. J.-C.),
Jean de La Fontaine,
Benserade (contemporain de La Fontaine),
Jean de La Fontaine rend hommage à Ésope dans une de ses fables :
À Monseigneur le Dauphin