Page copy protected against web site content infringement by Copyscape
Page précédente Page suivanteTommy avait remarqué une serveuse mignonette aux yeux verts et répondit aussitôt -vous parlez certainement de Cindy qui bosse au restaurant ; c’est vrai qu’elle est mignonne mais je crois que le gars de l’accueil sort avec elle ! -Non elle ne travaille pas ici, elle est en vacances ! -Alors je ne vois pas repris Tommy ! C’est d’autant plus étonnant que les brunes aux yeux verts sont les femmes que j’apprécie le plus. Elle n’est peut-être pas encore arrivée ou déjà repartie ! -Tant pis dit le petit homme, ce n’est pas grave. Bon, il se fait tard, je dois y aller ! au revoir ! Tommy regarda l’homme sortir puis, voulant en savoir plus, il décida de le suivre. Il prit par les cuisines pour rejoindre le parking. Au moment où il sortait de l’hôtel, il vit l’homme rejoindre une limousine noire, pleine de poussière. Tommy se glissa jusqu’à son cabriolet et s’installa au volant. Une petite filature s’imposait. Laissant une puis deux voitures entre la berline et lui, il entama la poursuite. Ils descendirent jusqu’au village voisin puis l’homme s’engagea sur la gauche, direction Moutains-creek. Il n’y a rien avant 150 bornes sur cette route pensa Tommy ; peut-être qu’il rentre chez lui et que je me suis fais des idées ! Pourtant, il continua de suivre à distance. Au bout de 20 km, la voiture noire tourna sur la droite. Empruntant un petit chemin. Tommy ne pouvait s’y engager sans se faire repérer. Il décida de mettre la voiture à l’abri des regards et de continuer à pied. Au bout de quelques centaines de mètres, il arriva à proximité d’une clairière. Il se mit à couvert ! Au fond de la clairière, une maison. Un chalet de chasseurs pensa Tommy. Il fit le tour en restant dans les fourrés et s’approcha de la maison par l’arrière. Il ne voulait pas être découvert mais sa position n’était pas idéale. Tant pis se dit-il vaut mieux pas se faire repérer. Il ne voyait que deux formes par la fenêtre. La petite, plus ronde était l’homme du bar ; L’autre, grande et mince était un homme mais Tommy ne l’avait jamais vu. Il en savait assez, les deux types avaient l'air de barbouzes; qu'avait à voir avec eux Barbara? Il retourna à la voiture et se rendit au village voisin pour prendre le repas avec Barbara si elle n’avait pas changé d’avis. En entrant dans le restaurant, Tommy la vit tout de suite, assise à une table, les cheveux cachés sous un foulard, des lunettes de soleil masquant son visage ; elle était belle comme ces visages de stars qui boivent la lumière dans les films en noir et blanc. A son approche, elle leva les yeux part dessus ses lunettes, - Bonsoir dit-elle en souriant tout en déchaussant l’article solaire ! Tommy s’assit en face d’elle, troublé par cette voix envoutante et pris sous le charme du mystère qui entourait cette voluptueuse brune ! Ils se regardèrent, Tommy, sans savoir pourquoi tandis le bras vers cette impénétrable beauté et pris d’une tendresse qu’il avait rarement ressentit, caressa la joue de Barbara, ressentant immédiatement le magnétisme des sentiments qu’elle lui insufflait. -Bonsoir dit-il vous êtes magnifique ! Un silence troublant s’installa ; ni l’un ni l’autre n’osait troubler cet instant pourtant Tommy demanda -Ils sont nombreux après vous ? Elle le regarda avec un regard inquisiteur, semblant chercher la vérité et la protection dans les yeux de Tommy. -Pourquoi dites vous cela ? -Tout simplement parce que j’ai remarqué que l’homme qui est entré à l’hôtel cet après midi n’avait pas l’air de faire partie de vos amis et que sa présence vous inquiétait ! Mais peut-être que je me trompe ! -Vous ne vous trompez pas vraiment mais je ne peux vous en parler. C’est une histoire personnelle et cela ne vous intéressera pas. Tommy se retint de lui dire que depuis qu’il l’avait rencontré, tout ce qui la touchait, l’intéressait mais ils ne voulu pas l’effrayer. Ils abordèrent alors des sujets plus légers, elle retrouva même un large sourire aux bons mots de Tommy. -La soirée se passa comme dans un écrin de bijoux : tout en douceur, au chaud et à l’abri des regards. Vers une heure du matin, Tommy proposa à la jeune femme de la raccompagner, celle-ci venue en taxi accepta. La nuit était chaude et la moiteur d’après orage s’était installée. Ce manteau lourd et humide avait fait former des nuages qui faisaient au dessus de leur tête de voluptueuses courbes, éclairées par la lune dont les rayons changeaient les ombres comme un peintre avec son fusain. C’est certainement face à de tels tableaux que nait la plénitude ! Le cabriolet démarra, le vent soufflait dans leurs cheveux et sur leur visage, le souffle de l’amour pensa Tommy enclin à la rêverie ! Après quelques kilomètres, il se gara sur le coté de la route, Ils dominaient la vallée, les lumières des villages scintillaient, mêlant leurs feux aux étoiles. Il se tourna vers Barbara, celle-ci était encore plus belle ! Son visage paraissait comme avoir été trempé de lumière. Derrière elle, la mer dessinait des arabesques avec les nuages. Tommy se pencha, approcha son visage et déposa sur ses lèvres un baiser tout en tendresse et retenu. -Dites moi tout dit-il doucement. Je sais que vous vivez un moment difficile mais je ne peux envisager que notre histoire s’arrête là et je ne voudrais pas que ces problèmes nous embêtent! Je peux certainement vous aider. Barbara pencha la tête, un léger pli sur le front dénonciateur d’une réflexion sur la proposition de Tommy. Ce dernier se dit qu’elle ne parlerait pas et déjà regrettait de l’avoir busquer ! Aussi fut-il surpris quand elle dit : -en effet, j’ai quelques petits soucis. Je me suis mis dans le pétrin toute seule et je le paye maintenant. Sa voix était lasse et l’on sentait que cette fatigue commençait à la vaincre. -De quoi s’agit-il ? il n’y a pas de problème qui ne se surmonte pas ! de plus, s’il le faut j’ai l’habitude de me taire et d’agir, je suis détective privé. -Alors peut-être qu’en plus de quelqu’un de merveilleux, le ciel m’a envoyé un sauveur reprit Barbara voilà ce qui se passe : -Jusqu’à il y a 10 jours, je travaillais dans une usine de produits chimiques. Nous fabriquons pour de gros laboratoire des produits dont certains sont fortement toxiques. Je suis au service expéditions-retour emballage car tout ces élément sont comptabilisés afin qu’il n’y ait aucun problème de pollution ou tout simplement de détournements. -Je me suis aperçu qu’il y avait régulièrement des différences entre le nombre de containers sortis et ceux retournés après traitement. J’en ai parlé à mon patron mais il m’a dit que tout était en ordre, que je n’avais pas tout les éléments pour comprendre la situation et que de toute manière, c’était à lui de gérer les écarts. -Au bout de quelques semaines, j’ai repris les vérifications. Après de grosses recherches, vu le nombre de mouvements dans la boite et le fait que je ne m’occupe que d’une partie des envois, j’ai remarqué que seul des retours de X7 manquaient. -Le X7 demanda Tommy qui se rappelait que ce sigle n’appartenait pas au tableau du Mendeleïev de sa jeunesse ! -C’est un produit toxique ; guère dangereux en lui-même ! Le problème est qu’il est très volatile et surtout qu’il permet par association avec des produits du commerce de fabriquer un dangereux poison indétectable aux analyses. Bref ; en y regardant de plus près, j’ai vu que seuls les mouvements de camions sur le Nevada ou se trouve un centre de récupération et de traitement présentait des anomalies. Le nombre de bidons retour n’était pas le même mais en plus, en cherchant plus loin, je me suis aperçu que le kilométrage était parfois inhabituel. -C'est-à-dire questionna Tommy ? -Tout simplement en regardant les feuille de route, il y avait 300km de différence entre les transports habituels et ceux qui présentait une différence. -Donc si je comprends bien, bon nombre de bidons ont disparus sans laisser de trace ou presque précisa Tommy. Est-ce-que cela rapporte gros? -Très gros ; le bidon coute environ 30000 dollars pour nous grosse société de fabrication mais comme il faut être habilité par le gouvernement pour en posséder, la revente peut-être multipliée par 3 ou 4. Mais il ne manque à l’heure actuelle que deux bidons. -Donc si je comprends bien, bon nombre de bidons ont disparus sans laisser de trace ou presque précisa Tommy. Est-ce-que cela rapporte gros? -Très gros ; le bidon coute environ 30000 dollars pour nous grosse société de fabrication mais comme il faut être habilité par le gouvernement pour en posséder, la revente peut-être multipliée par 3 ou 4. Mais il ne manque à l’heure actuelle que deux bidons. -Et pourquoi ne rien avoir dit au grand patron et fuir la boite ? Ce gros type est donc à vos trousses car vous en savez trop ! -J’ai eu peur et j’ai avancé mes vacances d’une semaine en me disant que la maison mère à Carlson devait être mise au courant. Mais je ne me suis pas douté qu’il se rendrait compte de mes recherches ! -Mon boss a du trouvé des éléments en farfouillant dans mes papiers. Quand au type en costume gris, je ne l’ai remarqué qu’à l’hôtel. Je suis sure qu’il me suit car je l’ai vu une fois avec mon patron. -Il suffit d’aller à Carlson et de faire coffrer tout ce petit monde et on pourra finir les vacances ensemble dit Tommy en souriant. -J’espère que cela sera aussi simple que vous le dites. J’ai essayé de brouiller les pistes en descendant jusqu’ici pour qu’ils pensent que j’étais bien en vacance et que je n’avais rien compris à leurs magouilles mais ils ont tout compris en fait. -Et une question bête ! A quoi peut servir de fabriquer du poison ? -Chez nous, il y a trop de risque à le faire car tous les détenteurs de ce produit sont comme je vous l’ai dit répertorié mais je pense qu’il y a moyen de se faire de grosses sommes d’argent en vendant à l’étranger. Tommy revit sa discussion avec le type au bar. A la réflexion, ce qui l’avait interpellé sans qu’il y fasse vraiment attention dans la conversation pouvait en fait être que, ce qu’il avait pris pour un défaut de prononciation était un accent étranger bien camouflé !
Divers Fondateur Ecrivain Public lien de sites FAQ Règles A propos GalerieLapenseeannuaire - Annuaire Généraliste
Flux RSS Annuaire Généraliste Spécialisé E-Cards Contact Contes Grimm Andersen C. Perrault A. Daudet S. Prokofiev R. Southey's Lewis Caroll J.M. Barrie Mme d'Aulnoy Sara Cone Bryant Leprinde de Beaumont Divers Logo Poésies Beaudelaire Les fleurs du mal Victor Hugo La légende des siècles 1ère Série 1859 Nouvelle Série 1877 Dernière série 1883 Leconte de l'Isle Journal Contes & Nouvelles Octave Mirbeau Tommy Détective Tommy N°1 Tommy N°2 Livre d'Or Proses Slam de la toile Une petite voix Univers bizarre Délire Nocturne Libre Accueil Sites à visiter Comptines Fables La Fontaine de Floriant EsopeCopyright la-pensée-française.com 2008-2010 -